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Un nouveau vaccin protège les enfants haïtiens de cinq maladies

Haïti vient d’introduire le vaccin pentavalent, un vaccin associé qui est conçu pour protéger les enfants contre cinq maladies dangereuses.

Port-au-Prince, Haïti, avril 2013 (OPS/OMS) – Jean-Pierre sait que le fait de vacciner sa fille Isabelle constitue l'un des meilleurs cadeaux qu'il puisse lui offrir. Ce chef de famille sait quelque chose des tragédies et des décès pour les avoir côtoyés de près ces trois dernières années : le tremblement de terre dévastateur qui a secoué Haïti en janvier 2010 et coûté la vie à plus de 220 000 personnes, les conséquences des vents et des pluies occasionnés par l'ouragan Thomas en octobre 2010 et l’épidémie de choléra actuelle qui a commencé en novembre 2010.

Un vaccin pentavalent

Haïti est l'un des pays des Amériques où les taux de mortalité infantile sont les plus élevés. Les raisons principales sont les infections respiratoires aiguës comme la pneumonie, les maladies diarrhéiques, l'anémie et la malnutrition chronique. Les vaccins constituent un moyen efficace de prévenir grand nombre de ces maladies. Le vaccin pentavalent protège les enfants contre cinq maladies : la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B et l’Haemophilus influenzae de type b (Hib) qui cause la pneumonie et la méningite.

Pour ce jeune père, la priorité est de protéger sa fille des maladies qui peuvent mettre sa vie en danger. « Nous sommes venus pour qu'elle reçoive son vaccin », rapporte-t-il, tandis qu'il attend qu’on l’appelle pour recevoir la piqûre qui sauvera la vie de la fillette à l'hôpital Eliazar Germain à Pétionville, une banlieue de Port-au-Prince. Il poursuit : « La vaccination aide à prévenir la maladie chez les enfants, surtout parce qu'ils jouent partout et tombent souvent malades ».

C’est la raison pour laquelle l'Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), Bureau régional de l'OMS pour les Amériques, collabore avec le ministère de la Santé publique et de la Population d'Haïti pour inscrire le nouveau vaccin au programme national de vaccination – ce qui placera Haïti sur un pied d’égalité avec le reste des Amériques.

De plus en plus d’enfants vaccinés

Jean-Pierre se fait l’écho des messages promus par les agents sanitaires d’Haïti et le ministère de la Santé publique de ce pays depuis novembre 2012, lorsque l'on a introduit le vaccin pentavalent. Depuis lors, de plus en plus d’enfants se présentent dans les centres de santé pour recevoir le vaccin. Selon les estimations, quelque 3 000 enfants âgés de moins de cinq ans seront sauvés au cours des quatre prochaines années grâce à l’adoption du nouveau vaccin.

« L'introduction du pentavalent a été une bonne expérience. Celui-ci nous a amené de nombreux patients et est très demandé », rapporte l'infirmière, Denisse Jean Baptiste, responsable de la vaccination à l'hôpital Eliazar Germain, en montrant du doigt la salle d’attente remplie de parents et d'enfants.

« Le pentavalent est primordial pour lutter contre les maladies de l'enfance et réduire la mortalité infantile », indique le directeur du Programme élargi de vaccination du ministère de la Santé publique et de la Population d'Haïti, Jeannot François. « S'il est encore trop tôt pour mesurer l'impact, les premiers résultats démontrent que la communication et la mobilisation sociale ont été concluantes car de nombreux parents sont intéressés par ce vaccin qui, auparavant, n’était disponible que dans le secteur privé. Aujourd’hui, il est accessible à tous, gratuitement ».

Pour le ministère, le but est d'administrer trois doses du vaccin à 288 000 enfants âgés de moins d'un an. Pour atteindre cet objectif, l’OMS a engagé et formé une équipe de 12 médecins haïtiens, ayant suivi leurs études à Cuba et en République dominicaine, et qui, à leur tour, forment les agents de santé à l’utilisation du vaccin pentavalent dans les 10 départements que compte le pays.L'introduction de ce nouveau vaccin en Haïti a reçu l'appui de l'OMS, de l’Alliance

GAVI et des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis, qui ont également aidé à garantir que les vaccins soient achetés à un prix abordable et répartis adéquatement.

À l'hôpital de Pétionville, une infirmière appelle la petite Isabelle pour lui administrer son vaccin et un supplément de vitamine A. Une vingtaine d'enfants attendent encore leur tour pour recevoir une piqûre qui leur fera verser peut-être quelques larmes mais qui peut également leur sauver la vie. Entourée de seringues et de vaccins, Denisse Jean Baptiste lance : « Merci pour les enfants d'Haïti. »

Mise à jour le Vendredi, 10 Mai 2013 17:22

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